Commune de
Augan

Bâtiments - Monuments

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Bâtiment

Chapelle Saint Malo

saint malo 1

LA CHAPELLE St MALO du PLESSIS

En bordure de la route du village du Plessis, en direction de la Provotaie

Sa construction en schiste doit remonter au début du 16e s. Point de légende sur les origines, mais tout simplement la dévotion pour le patron du diocèse de St Malo dont la paroisse d'Augan faisait alors partie. Elle dépendait du seigneur de Lemo et des Placieux. Sur la pierre qui surmonte la porte latérale sud, on peut lire : « La présente chapelle est fondée de M. St Malo de la part de Maître Armel ONO, 6 nov. de l'an 1653 ». Cet Armel Ono (ou Eono) notaire, avait déjà fait, par acte du 14 oct. 1651, une fondation de 30 livres de rente pour l'entretien de cette chapelle, conjointement avec Julienne Guillemette Garel. Deux ans plus tard, il dut donc verser une somme plus considérable pour assurer l'entretien complet de la chapelle. C'est un bâtiment rectangulaire, orienté est-ouest. Le mur du choeur est à trois pans coupés. Le clocher surmonte le pignon ouest : il est de forme quadrangulaire et porte sur chaque face une fenêtre à treillage en bois. Au dessous du clocher, une porte en bois cintrée surmontée d'une ouverture ronde encadrée d'un carré en pierres de taille. Dans chacun des murs du nord et du sud, une porte cintrée ; dans le mur nord, une petite fenêtre éclaire le choeur.

A l'intérieur, une balustrade en bois sépare le choeur de la nef. L'autel est dressé au pignon est. Il est en bois sculpté et peint, style renaissance. Dans les niches de chaque côté du tabernacle, les statues de St Malo et de Marie avec l'enfant Jésus. Sur le couronnement du retable, un écusson en bois sculpté et peint, portant en bosse les armes des le Douarin de Lemo et des Desgrées du Lou, surmonté  d'une couronne de comte.

Dans des niches de la nef, une statue en plâtre de  la Vierge Marie et une statue de St Joseph : elles viendraient de Lemo en signe du lien entre Lemo et cette chapelle.

Elle fut restaurée en 1720 par Thomas François le Douarin, seigneur de Lemo et des Placieux. En 1741, le chapelain était M. Fetty, qui avait aussi à sa charge les chapelles de Se Anne de la Vallée et de St Eustache de Trieux. Pas de sépultures mentionnées. Plusieurs mariages en 1665, 1667 et 1683.

La cloche de St Malo date du 11 mai 1828. Elle se nomme « Marie » Parrain : Armel Thomas ; marraine : Anne - Marie Thomas. Leur famille, a fourni la plus grande partie de la cloche.

Objets classés par les Monuments historiques :

 

1-  Retable, en bois

2- Lambris

3- autel en bois peint

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4- statues de St Malo 17e s. Bois polychrome   H 1,46 socle 0,04 St Malo est représenté debout, vêtu de l'aube et de la chape, mitré, tenant de la main gauche sa crosse tandis qu'il bénit de la main droite. Fête le 15 novembre

 

5- Statue de la Vierge à l'Enfant, bois polychrome, 17e s. H 1,17m x 0,06. Tête nue couronnée, debout, elle retient sur son bras gauche l'enfant Jésus couronné qui bénit de la main droite et tient un globe crucifère dans la main gauche. La Vierge tient dans sa main droite une tige de... ? (partie supérieure cassée, disparue)

 

Cet ensemble a été intégralement repeint en 1983 - 1984 par un peintre d'Augan, M Xavier Zicchina  sans l'accord des autorités des Monuments historiques qui ont protesté mais trop tard... De plus, il a ajouté deux tableaux inspirés de grands peintres sur les panneaux du maître - autel.

Table de communion, en bois tourné et sculpté, 18e s.

Une statue de St Armel autrefois dans la nef (disparue depuis ??? comment et pourquoi ???)

Une croix en granit se dresse près de la chapelle

Une très modeste fontaine en bordure de route en contrebas reçoit la procession le jour du pardon. En fait, depuis le remembrement, c'est une fontaine privée. Autrefois, il existait trois petites fontaines en allant vers les Vaux mais elles ont disparu avec la route.

(Extrait du travail de recherches du Père Brageul réédition 2010)

Avec nos remerciements à la paroisse pour cette autorisation

 

Bâtiment

Chapelle Saint Méen

 

 

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LA CHAPELLE ST MEEN DE GERGUY

 

Située à 6 km du bourg, sur les limites de la paroisse en direction de Monterrein et Ploërmel, ce lieu de culte est l'un des plus anciens de la région.

 

Au début du 6e siècle, existait un riche seigneur GUY (d'où le nom Kerguy = Gerguy) qui y avait son château et possédait toutes les terres environnantes. La seigneurie de Gerguy appartenait aux Alain de 1426 à 1454 ; aux Voisin  R. de 1513 à 1536 ; aux Desgrées en 1550 et 1619 ; aux Lezenet, puis aux Kermeno en 1630 et 1659 ; aux Picault en 1660 et 1679. Le château de Gerguy appartenant aux Desgrées lors des guerres de religions ; il fut détruit en 1513 par les ligueurs.

 

Saint Armel, venant d'Angleterre y aurait été reçu avant de s'établir à Ploërmel. On retrouve à Ploërmel une rue Guibourg (le bourg de Guy). Converti par St Armel, Guy lui donna une partie de ses terres pour fonder une paroisse à laquelle il laisserait une partie de son nom : Plou - Armel = Ploërmel. Gerguy est indiqué comme paroisse et bourg de 1439 à 1605.

 

Vers la même époque, aurait été construite à Gerguy une chapelle qui serait ainsi le plus ancien centre religieux de la paroisse. La chapelle actuelle date du 14 e siècle et est due à la générosité d'un seigneur du bois Guihenneuc qui y résidait. Cette chapelle est attestée comme siège d'une paroisse entre 1481 et 1705. Il y avait des enfeus à l'intérieur pour les seigneurs du Bois Guihenneuc et de la Garoulais. Les registres paroissiaux d'Augan mentionnent des inhumations du 1594, 1599, 1656, 1659, 1665, dans le cimetière muré qui entourait la chapelle, un baptême en 1603, des mariages en 1608 et 1738. Il y avait un mur d'enceinte autour du cimetière.

 

Faite de schiste et de granit, couverte d'ardoise, sans doute fut - elle agrandie lors de ses restaurations aux 17e et 18e s. ce qui pourrait expliquer la division de l'édifice en deux parties inégales par deux pans de mur qui servent d'appui à deux petits autels, dont l'un était dédié à la Vierge et l'autre à St Michel. Les contreforts de la longère nord et du chevet ainsi qu'une petite fenêtre carrée au sud du choeur sont de style roman. L'époque flamboyante laisse une fenêtre de chevet et une petite baie trilobée sur la longère sud. Les façades sud et ouest de la nef datent du 17e siècle. Au - dessus de la porte sud, à l'extérieur, un écusson aux armes des Bois Guihenneuc. Au - dessus des deux portes, des écus armoiriés, effrités, ont été enclavés dans un collier de Saint Michel.

 

Le maître - autel portait autrefois un retable en bois peint et doré.  A sa  gauche, la statue de St Méen, moine du 6e s. patron de la frairie ; à droite, la statue de la Vierge. Elle est divisée, à l'intérieur, en deux parties presque égales par deux pans de murs qui servent d'appuis à deux petits autels et sont réunis par une voûte cintrée : la partie supérieure forme le choeur ; l'autre, la nef. L'autel de droite est dédié à la Se Vierge ; celui de gauche à St Michel.  Une restauration en verre coloré a bien respecté les lieux. La cloche fut volée et fondue par les révolutionnaires en 1793 ; l'actuelle date de 1858.

La chapelle mesure environ 20 m. x 7 m.

 

Dans le vieux coffre de la fabrique, toujours en place, M. de Bellevue a découvert en 1889, sous un amas de chiffons et de papiers, un très bel ornement (chasuble, étole, manipule, bourse, voile) du début du 18e s. en plumetis (broderie pleine faite à la main), mais en fort mauvais état. Il fut en grande partie restauré, avec une longue patience, par Mme de Bellevue. Il est conservé à la sacristie de l'église paroissiale : on remarque la finesse des motifs à base de végétation, de fleurs, d'oiseaux avec des arabesques multiples. L'ensemble est classé par les Monuments historiques.

 

La cloche fut volée et fondue par les révolutionnaires de 1793 : elle est conservée à Vannes. La cloche actuelle porte la date de 1858 ; elle eut pour parrain et marraine M. de Savignhac et Mme Perrette, née Fabrony de la Garoulais.

Au sud de la chapelle, existait un manoir appartenant aux Desgrées, châtelains de la Touraille, lequel fut détruit par les ligueurs huguenots en 1593.

 

Près de la chapelle, vers l'ouest, la fontaine de St Méen: on s'y rendait en procession. Malheureusement, l'installation d'une pompe l'a détériorée.

 

A environ cinq cents mètres, en direction de Monterrein, à 50 m à gauche dans un bois, on signale les « Quatre chaillots » ou « quatre paroisses » qui passent pour être le point de rencontre entre les quatre paroisses de Augan, Caro, Monterrein et Ploërmel. Peut -être la « Croix des Bâtards » était - elle plantée là ! Simple hypothèse car il semble bien que ces quatre « chaillots » étaient là pour bloquer quelque chose en leur centre.

 

Les objets suivants sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques :

 

1- Petit retable tabernacle avec trois statuettes (les deux autres volées en 1974), bois polychrome, 17e s. Il fut malheureusement repeint par un amateur local sans l'autorisation des autorités.

 

2- Une statue de Vierge à l'enfant, bois polychrome, 17e s. H 1,2 socle 0,04 Vierge debout, portant un voile et une couronne, tenant de la main droite une pomme et de la main gauche l'Enfant Jésus, tête nue, un livre ouvert sur les genoux et caressant le menton de sa mère de la main droite.

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3- Une statue de la Vierge à l'enfant, assise, bois polychrome, 16e s. H 0,615  Vierge assise, couronnée, tenant sur son genoux gauche l'enfant Jésus dont il ne reste pas grand-chose : oeuvre majestueuse mais détériorée...

 

4- Une statue de St Michel, bois polychrome, 15 - 16e s. H 1,105 x 0,045. Tête nue, aptère (devenu aptère, car, en regardant à l'arrière, on voit très bien l'emplacement d'ailes à l'origine), debout sur le dragon, gueule ouverte et queue nouée,  il le menace de son épée torsadée tandis qu'il se protège avec un bouclier qu'il retient par le haut de la main gauche. Sans armure.

 

5- Une statue de St Méen, patron du lieu, bois polychrome, 16e s. H 1,18 m x 0,045.  Saint populaire breton né vers 540, mort en 617 au monastère de Gaël dont il était abbé ; d'où sa représentation en abbé mitré, vêtu de la chasuble et enseignant.  Fête le 21 juin.

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6- Une statue de Se Marguerite, bois polychrome, 15 - 16e s. H 0,66 m. La sainte est représentée agenouillée sur le dos du dragon (très endommagé). Tête nue, vêtue d'une simple robe droite, elle joint les mains

 

7- Un Christ en croix, bois polychrome, 16e s/17e s., couronné d'épines, portant le périzonium noué sur le côté droit. Les pieds sont posés l'un sur l'autre et cloués ensemble. Ce Christ en croix suspendu au mur central a été complètement restauré par les beaux arts début 2006.

 

8- Un Christ en croix, bois polychrome, 17e s. Sur croix posée sur pied, un Christ couronné d'épines, portant le périzonium noué sur le côté droit ; les pieds sont posés l'un sur l'autre et cloués ensemble. Restauration début 2006.

 

Une croix monobloc en schiste a été édifiée en 2003 sur le terrain de la chapelle pour remplacer une ancienne démolie. Une autre croix fut érigée en 1929 dans le village : on s'y rend en procession le jour du pardon.

(Extrait du travail de recherches du Père Brageul réédition 2010)

Avec nos remerciements à la paroisse pour cette autorisation

Bâtiment

Chapelle Saint Nicolas

 

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LA CHAPELLE St NICOLAS du BINIO

 

A 5 km du bourg, en direction de Monteneuf.

 

Le Binio est un village très ancien et marqué par l'Histoire. On a cru qu'il doit son nom à saint Winoch (Winiau= Binio), qui y aurait fondé un monastère vers 650. La première chapelle aurait été construite vers 850, sur l'emplacement d'un temple ou d'un monument païen, en bordure de la voie romaine dite « chemin de Corsal(Corseul), au sommet d'une colline d'où le regard s'étend à cinq ou six lieues. Le Binio est un beau point d'observation : on y voit très loin.

 

 De la même époque, daterait le premier château du Binio qui fut, peut-être reconstruit et fortifié avant d'être détruit pendant la guerre de cent ans (1337 - 1475). On y voyait encore les ruines en 1682.

Qui évangélisa Le Binio ? Est-ce Saint Armel, 6e siècle,  allant des Roschaux à Ploërmel ? Est-ce Saint Melaine, évêque de Rennes, 6e siècle, qui assura la conversion des riverains de l'Aff ? On pourrait plutôt pencher pour St Aubin, évêque d'Angers au 6e siècle, qui accomplit des tournées apostoliques chez ses compatriotes lorsqu'il allait d'Angers à son pays natal, Languidic. Il fut le premier patron du petit oratoire roman qu'on éleva à côté d'une croix monolithe sur la Grée de Binio. Et nous trouvons sa statue et sa fontaine au Binio.

 

Le Binio, autrefois seigneurie et frairie, est donc l'ancien Winiau dont le cartulaire de Redon fait plusieurs fois mention au 9e siècle comme étant alors l'une des résidences des Machtyerns d'Augan, de Guer, de Campénéac et de Ploërmel. Il est dit Winiau ou Winhol dans des actes de 833,834 et 846. Il appartenait alors à Rathwalart et à Riwalt, et il est indiqué comme Ran : terre noble ; hereditas : seigneurie héréditaire ; villa : château ; Tref : village en Augan et en Guer. Il est également question dans ces actes de la chapelle du Binio : altare de Ran - Winiau.

 

Quelques années après, les seigneuries et les moines durent fuir devant les invasions normandes et chercher un refuge dans les provinces voisines.  Deux siècles plus tard, les châteaux et les églises se relèvent de leurs ruines et l'on retrouve la seigneurie du Binio en la possession des Montauban, branche de l'illustre maison des Rohan, fondateurs et prééminenciers de l'église paroissiale d'Augan. Ils avaient en outre des châteaux à  Ruffiac, La Gacilly et le Bois de la Roche.

 

On trouve Renaud III de Montauban comme capitaine de Ploërmel de 1370 à 1373 : vainqueur des anglais à Gourhère en 1353, époux de Jeanne de Montfort, il est inhumé dans l'église de Néant en 1386. Son neveu Robert fut l'un des capitaines compagnons de Jeanne d'Arc et est aussi enterré dans l'église de Néant. 

 

Leurs droits étaient considérables :

 

Les seigneurs du Binio étaient les seigneurs fondateurs et prééminenciers de l'église d'Augan et de la chapelle du Binio, chapelle qui leur appartenait et dans laquelle ils avaient un enfeu prohibitif du côté de l'évangile et des écussons à leurs armes.

Ils avaient haute- justice, avec auditoire, pilori, cep et collier, et fourches patibulaires à trois pôts ; droit de trépas (de passage) sur toutes les denrées qui traversaient Augan.

Le grand Rôle du Binio s'étendait en Augan, Guer, Réminiac, Tréal, Caro et Ploërmel. Ses dîmes se percevaient en Augan, Monteneuf et Réminiac.

 

Leur seigneurie comprend :

- deux moulins dont l'un à eau appelé « moulin de Beaumoré » avec étang et chaussée situé aux vallées près du château ; l'autre , à vent, dit « Moulin de Pont Moréac » situé sur les landes.

- La maison noble et métairie de la Planche, celle de Trécesson en Campénéac ; neuf tenues au Plessis et au Col ; les maisons et terres de la Ville Fief, Beaurepaire, La Roche, Villeério, Hardouin, Ville Voisin, Bois du loup, Lemo, Trieux, Tourailles, Porcaro

- Droit de passage sur les denrées qui traversaient le pays

 

Les Montauban parurent comme seigneurs du Binio dans des actes de 1202, 1231, 1275 etc. Ils le portèrent par alliance en 1540 aux Volvire qui le possédaient quand le château fut détruit par les ligueurs vers 1592, et qui en vendirent les droits seigneuriaux aux Ermar, châtelains de la Grée - de - Callac.

 

L'influence du seigneur du Binio devait diminuer au 14e s. après leurs réunions vers 1350 aux seigneurs du Bois de la Roche, puis s'effacer presque entièrement à la destruction du château. Dès le 11e s. la seigneurie appartenait à la famille de Rohan. Les Montauban y furent maîtres pendant plus de trois siècles et c'est vers 1150 que l'on attribue la construction ou la reconstruction de l'église d'Augan sous le patronage de St Marc.

 

Renaud de Montauban épousa vers 1306 la fille unique de Guillaume du Breil, seigneur du Bois de la Roche : ils furent les parents de Guillaume de Montauban, le vainqueur du combat des Trente. On suppose qu'il fut inhumé dans la chapelle du Binio que son père venait d'agrandir

 

Tombée ou démolie, la chapelle (supposée) fut réédifiée vers 1400 par Guillaume de Montauban dont le château se trouvait en face de la chapelle, dans le parc actuel de la Grée de Callac. Le marquis de Bellevue a découvert son tombeau à la fin du 19e s. derrière le maître - autel. Une dalle en granit de 1,8m x 0,55 m porte sur le dessus un écusson frustre et en dessous, une inscription en caractères gothiques très effacés « GUILLEL...D..MON.. » Peut - être est - ce le fameux écuyer du Combat des trente (25 mars 1351) ; plutôt le chevalier de la Roche, du Binio, du Couédor de Gonneville, qui épousa en 1450 Orfraise de Sérent et mourut en 1486. Guillaume de Montauban agrandit donc la chapelle du chanceau dont il voulait faire son enfeu et il s'occupa du mobilier et de sa décoration. Il lui fit don d'une croix processionelle en argent, oeuvre curieuse d'e l'orfèvrerie du XVe s. Ce fut peut-être lui qui relégua au fond de la chapelle le vieil autel curieux du X ou XIe s. en plaçant dessus une magnifique statue en bois de la Sainte Vierge de style XVe s. devant laquelle les mamans du Binio allaient rouler leurs enfants sur un coussin de grosse toile, pour qu'ils ne pleurent plus (Statue remplacée par la suite par celle de St Beriau)

 

C'est peut - être Guillaume de Montauban qui a mis St Nicolas à la place de St Aubin car il avait une dévotion spéciale envers lui : les Montauban ont fait les croisades et ont ramené des reliques du grand saint  si vénéré en Orient. On retrouve St Nicolas dans leur chapelle à La Gacilly et St Nicolas du Tertre par exemple. La statue de St Nicolas du Binio est la reproduction exacte de celle de la Gacilly.

 

La chapelle est encadrée de trois énormes ifs et son enceinte murée abrita, de la fin du 16e s. au début du 18e s. un cimetière où furent faites de nombreuses inhumations. Les seigneurs du Binio, de la Grée et du Verger avaient des enfeux à l'intérieur. On cite Jeanne Le Bréhaut, dame du Verger en 1657, Julien Errien, son époux en 1658 ; Mathurine de l'Hospital en 1683 ; Julienne Thomas, épouse de joseph Robelot, seigneur du verger, en 1732. On trouve aussi un chapelain du Binio, Pierre Launay, en 1683. Beaucoup de mariages y furent célébrés  de 1592 à 1684 : en 1667, M. Flageul en Guer, seigneur de la T... et demoiselle Yvonne du Bois...

 

Elle fut restaurée en 1840

Avant 1900, on voyait encore des traces de rectangles plus verdoyants dans le cimetière, indiquant des emplacements de tombes. Il est probable qu'avant le 17 e s. les habitants se sont enterrés là, laissant aux seigneurs fondateurs et au clergé le chanceau ou choeur ou même l'intérieur de la chapelle. Les dalles facilitaient la tâche...

 

Description

 

C'est un bâtiment quadrangulaire simple. Le choeur est construit au 14e siècle dans le prolongement de la nef.  La grande fenêtre du choeur de style ogival, 15e/16e s. avait des restes de vitraux avec les écussons de la famille de Montauban, seuls ou en alliance avec la famille de Sérent. Ils n'ont pas été conservés. Le vitrail du pignon est de style flamboyant avec meneaux de granit ainsi que deux fenêtres dans les murs nord et sud. Donc, cette chapelle construite à l'époque romane, a subi des transformations successives à l'époque rayonnante et flamboyante, c'est-à-dire, que, bâtie au X ou XI e siècle, elle a subi des remaniements au XIII e et au XV e siècles, en attendant que la dévotion peu éclairée du XIXe siècle l'ait un peu abîmée...

 

A l'intérieur, derrière une balustrade en chêne, le grand autel en bois peint et sculpté, portant de chaque côté des statues également en bois peint.  Dans le milieu de la nef, appuyé au mur nord, un petit autel en pierre. Le plafond en bois, signale le marquis de Bellevue, était autrefois peint en rouge.

 

La partie extérieure est construite dans cet appareil que les archéologues qualifient d' «incertum » car il emploie toutes les pierres rencontrées dans le sol environnant : du schiste, des blocs de quartz et de poudingues.

 

La partie médiane de ce mur présente un appareil beaucoup plus régulier et plus soigné. Un peu plus loin, vers l'est, une arête vive, en hauteur de la maçonnerie, montre que nous arrivons à une partie plus récente assez mal adaptée à l'ancienne et qui correspond au chanceau ou choeur de la chapelle. Une porte en plein cintre, une fenêtre romane et une fenêtre rayonnante.

 

Le clocher est couvert en ardoises et se dresse au milieu du toit. Le 23 octobre 1731, on installa la cloche : elle fut nommée « Jeanne Françoise du Binio » et eut pour parrain François de St Rémy, chevalier de l'ordre royal et militaire de St LOUIS, pour marraine JEANNA  JACQUETTE Ermar  dame de la Grée de Callac. Cette cloche a disparu... du côté de Vannes. La cloche actuelle porte la date de 1634 et des lettres fort difficiles à lire.

 

OBJETS CLASSES par LES MOMUMENTS HISTORIQUES

 

1- Un Christ en croix sur une poutre de gloire en bois polychrome : XVe/XVIe siècle : 130 cm. Il est un peu restauré en 2006. Sur la même poutre, une statue de Saint Jean peut - être en bois polychrome, mais il est curieux de ne pas trouver la statue de Marie de l'autre côté.

 

2- Une statue de St Sébastien en bois polychrome : XVIe siècle. H 0,95 m x 1,28 avec l'arbre x0,80.  Les mains liées derrière le dos à un arbre en forme de palme, il est représenté lors de son supplice, les reins ceints d'un pagne, et criblé de flèches dont les marques seules restent. Fête le 20 janvier.

 

3- Une statue de la Vierge à l'Enfant, bois polychrome : XVe/XVIe siècle. H. 1,13 m x 0,050. Vierge, tête nue, les cheveux tombant sur les épaules, tenant sur le bras gauche l'enfant Jésus, tête nue, retenant de ses deux mains un livre ouvert sur ses genoux. (La main droite de la Vierge ouverte et tendue est rapportée et moderne)

 

4- Une statue de St Aubin, bois polychrome :XVe/ XVIe siècle. H 1,22 m x 0,08. Né dans l'évêché de Vannes, abbé de Tintillant, avant de devenir évêque d'Angers où il mourut en 560, il est représenté en habits pontificaux, mitré et bénissant. Fête le 1er mars

 

5- Une statue de St Winoch, (d'où vient le nom Binio)  bois polychrome : XVIIIe siècle. H 0,80 x 0,055. Statue très endommagée où l'on reconnaît un évêque mitré, portant chasuble, dont les deux mains ont disparu. Saint Winoch      (comme Gwenneg en breton et vindo en gaulois = blanc) est originaire du pays de Galles,où il est connu sous le nom de St Winnow, ou d'Armorique où il serait un neveu du roi Judicaël qui a vécu à Gaël et de St Josse. Il a fondé un monastère à Wormhout où il meurt en 1717. Fête le 6 novembre.

 

6- Une statue de St Nicolas, bois polychrome : XVIIIe siècle. H 1,39 m x 0,050. Patron de la chapelle, il est représenté en évêque mitré, vêtu de la soutane, du surplis et d'une chape. Tenant sa crosse de la main gauche, il bénit de l'autre main. Fête le 6 décembre. Né vers 270 en Asie mineure, il est élu évêque de Myre, actuellement Demre en Turquie.  Après avoir souffert pour la foi, il participe au 1er concile de Nicée en Turquie en 325 : sa signature figure sur les Actes du Concile. Il meurt le 6 déc. entre 345 et 362. Son corps fut apporté à Bari en Italie le 9 mai 1087. St Nicolas passe pour avoir été un très grand thaumaturge (don des miracles). Il est le patron de la Lorraine, des navigateurs, des jeunes filles sans dot, des enfants sages. La légende de St Nicolas et des trois petits enfants est connue par une célèbre chanson.

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7- Un Christ en croix fleurdelisée : bois polychrome : XXe siècle. : posé sur socle en bois

 

8- Une Statue de St Berriau, transformée en ange porte - cierge, polychrome XVIIe s ? H 0,51 m. Représente un enfant joufflu et frisé en soutane et surplis qui ne peut être qu'un angelot mais que la tradition désigne comme saint Berriau, guérisseur d'enfant.  Cette statue est visitée par des mamans dont l'enfant n'arrête pas de pleurer : en roulant l'enfant sur un coussin et en piquant une épingle dans la tête de st Biriau ou st Beriau (mot patois qui veut dire pleurer), elles pensent arrêter les pleurs.... On pourrait aussi l'attribuer  à St Armel invoqué sous le nom de saint Armel « Beurriou » : car on prétend que c'est lui qui apprit aux ménagères du pays de Ploërmel à faire le beurre.

9- Un calice, argent ciselé et repoussé, début du 19e s. avec l'inscription : « frairie du Binio ».  Il est conservé à la sacristie de l'église d'Augan.   

 

10- Une croix de procession du 16e s. de 0,40 x 0,29 en bois recouvert de cuivre. Sur la face, le Christ en croix ; sur le revers, au centre, l'agneau avec l'étendard, en dessous une vierge à l'Enfant ; huit médaillons aux bouts des branches dont quatre représentent les évangélistes. Cette croix, est, contre la volonté expresse des habitants du Binio et du recteur, conservée à Vannes par les Antiquités et Objets d'Art.

 

11- Statue de Se Barbe XVIe s. en bois. Elle tient dans la main gauche un objet pouvant être identifié à une tour (certains pensent à un vase qui ferait penser à se Marie Madeleine). Cette statue était-elle sur la poutre de gloire autrefois ? C'est peu probable car les poutres de gloire ont habituellement Marie et St Jean de chaque côté  de la croix.

 

12- Il faut désormais ajouter une nouvelle statue  de St Nicolas, en bois de châtaignier (mitre en noyer) réalisée et offerte par Guy Launay de Monteneuf originaire du Verger avec un piédestal en fer forgé (chaîne de faneuse ; plateau de vieille botteleuse ; 2colonnes de pièces de coover-croop ; embrayage de section de faucheuse ; socle de dents de vibreuses) créé et offert  par son frère François Launay du Verger. Cette statue a été mise en place et bénite le 25 mai 2006, à l'occasion du pardon. 

 

L'ancienne pierre d'autel serait dans une maison du village. Pourquoi et comment ?....

 

Autrefois, la chapelle avait un magnifique bahut ou coffre en chêne sculpté, pourvu d'une serrure très compliquée en fer forgé, où les marguilliers de la chapelle enfermaient les choses précieuses : un calice d'argent, deux missels, des aubes de dentelle, de vieux ornements de soie. Entre autre, deux dalmatiques blanches dont la soie teinte en rouge fut utilisée  pour faire les ornements rouges ordinaires de l'église d'Augan ; et la croix processionnelle. Ce bahut, très visité par les marchands d'antiquités, a disparu durant la guerre 1914/1918...

 

Ajouter un ensemble d'objets de piété populaire de la 1ère moitié du 20e siècle, inscrit non classé, réalisé au couteau et avec un tour à bois de sa fabrication   par Lucien-Joseph EONO, sacristain de la chapelle pendant 31 ans et diplômé d'honneur en 1953.  Sa photo est au fond de la chapelle.

 

1-  Une Chapelle vitrée contenant une maquette d'autel, des statuettes et un mécanisme musical, bois et métal.

2- Une Chapelle du Sacré - Coeur avec chemin de croix actionné par un mécanisme en bois et métal 

3- Une Chapelle de la Vierge avec couronne de mariée et statuettes (bois, tissus, métal etc...) 

4- Un petit Autel funéraire en bois et tissu

5- Un Cantorame(guide-chants) mécanique en bois, papier, métal. Mécanisme rouillé, détérioré

6- Un Christ en croix de 1935

 

La fontaine St Nicolas

Située à l'ouest de la chapelle sur un terrain  désormais privé depuis le remembrement, elle a une forme carrée de 1 m x 1 m,  une profondeur de 2 m  et 1,50 m. d'eau en pleine sécheresse de l'été 2005. Un mur en simple appareillage s'élève sur trois côtés. L'entrée et le dessus sont fermés avec des tôles. Elle ravitaillait autrefois le haut du village.

 

La fontaine saint Aubin

Située au bas du village, le long d'un chemin de remembrement, profonde de 1,80 m, elle avait 1,30m d'eau en octobre 2005, en pleine période de sécheresse. Elle est en maçonnerie recouverte de tôle. Une niche vide dans le mur du fond à l'intérieur a dû abriter la statue de St Aubin autrefois (peut - être même celle de St Nicolas, au dire de certains)  Ses abords sont marécageux. Son eau passait pour guérir toutes sortes de maux  de têtes ou de ventre. On y venait de loin et on emportait une provision. Elle ravitaillait autrefois le bas du village : la chaîne du seau est encore sur le rouleau à tourniquet.

(Extrait du travail de recherches du Père Brageul réédition 2010)

Avec nos remerciements à la paroisse pour cette autorisation

 

Bâtiment

Chapelle Sainte Anne

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La CHAPELLE Ste ANNE

 

La première chapelle fut bâtie en 1642 par les seigneurs de Lemo et consacrée par l'évêque de St Malo, soit une vingtaine d'années après la découverte de la statue de Se Anne d'Auray. On a retrouvé l'acte de consécration sur un parchemin enfermé dans une boîte en fer blanc et scellé dans l'un des murs. Une rente de 54 livres fut versée pour des messes par Anne de Lemo en 1642 et fut longtemps payée par ses héritiers. Des chapelains assuraient les messes.

Le bâtiment, saccagé par la Révolution, était en ruine à la fin du 19e s. et M. Caro, qui fut recteur d'Augan de 1872 à 1891, entreprit de la rebâtir en exécution d'un voeu fait par la paroisse : la délivrance de deux épidémies successives de variole et d'influenza (sorte de grippe) qui avaient fait doubler les décès. Les pierres de l'ancienne chapelle furent utilisées en y ajoutant des pierres tirées de Landérieux.  On compléta par des moellons en granit.

Une plaque de marbre rappelle l'ouverture au culte le 24 juillet 1892. La statue de se Anne fut apportée en procession depuis le bourg, entraînée par la musique de Guer. La foule était énorme : paroissiens d'Augan et des paroisses voisines.

Deux reliquaires conservent des reliques de St André données par Mgr Bécel évêque de Vannes et de St Cornély ou Corneille, pape que les paysans invoquent pour la protection des animaux, reliques données par le Père Bréchat économe du séminaire français à Rome.  La chapelle possède aussi une petite statue de Se Germaine de Pibrac, gardienne des moutons.

Rien de caractéristique dans l'architecture : 6 fenêtres, un clocheton. Au chevet, un beau vitrail, datant de 1892, représentant Se Anne et la Vierge Marie devant le temple de Jérusalem.

 

La statue de Se Anne forme un bloc de bois peint et sculpté : Assise sur un fauteuil rouge, Se Anne porte sur ses genoux Marie qui porte elle - même l'enfant Jésus qui tient le globe terrestre surmonté d'une croix. Elle est classée aux Monuments historiques en 1982. Restauration par les beaux Arts en 2006.

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Une autre statue : St Cornély, pape invoqué par les éleveurs pour leurs bêtes. Tout simplement parce que dans son nom il y a le mot « corne » : d'où bêtes à corne et donc patron des bêtes à cornes.

Statue de Se Germaine de Pibrac

Un reliquaire St Marc offert par Paul de la Guerrande

 

Au chevet, un vitrail représente Se Anne et la Vierge Marie enfant devant le temple de Jérusalem. Ce vitrail date de 1892.

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En février 2006, le grand Christ en croix (2,50 m.) qui était dans la chapelle Notre - Dame au bourg a été amené dans la chapelle Se Anne : puisque la paroisse n'utilisait plus la chapelle ND, il fallait bien trouver une autre place à ce Christ en croix, propriété de la paroisse. Ce Christ sculpté par Georges Ruaud d'Augan en 1985/1987 pour la somme de 10 000 F.

Les vitraux de la nef datent de 1991/1992 et représentent :l'Annonciation ; le baptême de Jésus ; la vie en milieu rural avec le paysan et son tracteur ; l'artisanat avec St Joseph.

A l'extérieur, une croix monolithe en schiste

La fontaine Se Anne se situe un peu à droite en contrebas au fond d'une parcelle. Une maçonnerie récente fait qu'elle est en bon état : une niche contient une statue de se Anne. Un lavoir tout proche témoigne des travaux du passé.

Le centenaire de la chapelle fut marqué par une messe solennelle le 25 juillet 1993, une plaque commémorative apposée à l'intérieur, un repas champêtre, une exposition sur les sanctuaires dédiés à Se Anne en Bretagne, les croix, chapelles et fontaines de la paroisse, une illustration de la vie rurale du secteur en photos et cartes. Des photos images de la statue de Se Anne avec une prière ont été mises à la disposition des gens. Une petite plaquette de 28 pages illustrées sur beau papier a également été diffusée. Son intitulé : « Augan. La vallée Sainte Anne. Une histoire qui gravite autour d'une chapelle ».

(Extrait du travail de recherches du Père Brageul réédition 2010)

Avec nos remerciements à la paroisse pour cette autorisation

 

Bâtiment

Chapelle Sainte Catherine

 

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LA CHAPELLE Ste CATHERINE

Sur la départementale Ploërmel - Guer, à 4,500 km du bourg entre "La Ville Cué" et "La Nouette".

La fondation de la première chapelle remonterait au 7e s. Au temps où St Gurval évangélisait le pays de Guer, un seigneur aurait tué sa femme, et, en expiation, le saint aurait fait élever, à l'endroit même du crime, une chapelle dédiée à Se Catherine. La seconde chapelle construite au 15e s. ou au 16e s. était orientée d'est en ouest, couverte en ardoise et surmontée d'un clocher quadrangulaire en ardoise. L'autel était adossé au mur de l'est et portait la statue de Se Catherine, en bois peint et fort ancienne, offerte peut - être par Catherine de Montauban, demoiselle du Binio, au début du 16e s.. Une cloche fut baptisée le 14 octobre 1731.

Beaucoup de mariages y furent célébrés, entre autre celui de René de la Touche avec Jeanne le Morzellec, demoiselle du Bignon. Aucune mention d'enfeux mais plusieurs sépultures dans le cimetière, ainsi en 1665/1666, dates où la chapelle est dite de Guer : Porcaro n'en sera détaché qu'en 1860.

Elle fut entretenue jusqu'à la Révolution, mais en 1793, une bande de sans - culottes des environs la pilla, la détruisit et en mutila la statue. Elle fut vendue comme bien national avec le pré contigu pour 300 livres à un abbé Hédan qui voulait la rendre à la fabrique d'Augan, mais il mourut avant d'avoir pu réaliser son projet.  Vendue à nouveau, elle fut achetée par une famille Laure qui l'a remise à l'église.

En 1889, la chapelle n'était plus qu'une ruine, mais une fille, du village de Valléan, Marie-Joseph Dolo, va tout changer les choses. Elle se met à publier partout que la Sainte Vierge lui est apparue fréquemment et lui demande de quêter pour rebâtir la chapelle Se Catherine. Encouragée par les uns et blâmée par les autres, elle se met courageusement à quêter, tant et si bien qu'en 1892, elle a recueilli assez d'argent pour faire la coque de la chapelle. Forte émotion dans la paroisse : partisans et adversaires discutent dur. Le recteur, l'abbé Firmin Loyer,  s'en mêle évidemment et écrit à l'évêque pour l'informer. L'évêque lui répond :

 

« Je viens de lire avec attention la lettre dans laquelle vous m'avez raconté ce qui s'est passé dans votre paroisse depuis trois ans, à propos d'une prétendue apparition de la Très Sainte vierge à une jeune fille. Il m'apparaît évident que la « voyante » a été le jouet d'une imagination exaltée. Je ne me permets pas de l'accuser d'imposture. S'il y avait dans ses dires quelque chose de surnaturel, il ne faudrait pas y voir une intervention divine, pour les motifs exposés par vous.

 Exhortez de ma part vos paroissiens à ne point ajouter foi à d'aussi puériles assertions. Qu'ils se gardent de favoriser des pratiques superstitieuses !

Ai-je besoin d'ajouter que le culte religieux ne sera pas établi dans une chapelle bâtie dans de pareilles conditions, sans l'approbation de l'autorité ecclésiastique.

Il appartient à l'Administration civile d'en ordonner la fermeture. Je ne vois pas quel intérêt  elle aurait à la laisser ouverte. S'il y a lieu, vous me renseignerez sur les suites que pourrait avoir une entreprise aussi téméraire. Je me sers, à dessein, d'un euphémisme, auquel vous saurez donner sa véritable signification.

En attendant, voici le sujet de sermon pratique : vous jugerez de son opportunité. «  Ab insidiis diaboli, libera nos, Domine » = des suggestions du démon, libère nous, Seigneur » Je bénis le troupeau : que Dieu les ait en sa sainte garde ! »

 

Que se passa - t - il exactement ? Qui intervint ? Comment et pourquoi ? Toujours est - il que, quelques jours après, les propriétaires remettaient la chapelle entre les mains de la Fabrique paroissiale qui s'employa à son achèvement. Son plan fut calqué sur celui de la chapelle St Mathurin de Beignon. Elle est construite en schiste, granit et ardoises. Les travaux furent menés bon train puisque le 25 novembre 1894, en la fête de Se Catherine, on procédait à sa bénédiction et son ouverture officielle au public. En fait foi le procès relaté dans le cahier de paroisse :

 

« Le 25 novembre 1894, nous soussigné, curé de Guer, avons, au nom de Monseigneur l'évêque de Vannes, procédé à la bénédiction de la chapelle dédiée à Se Catherine, en la paroisse, d'Augan, et réédifiée par monsieur l'abbé Lohier, recteur de la dite paroisse avec le concours empressé des habitants. Le même jour a été bénite une cloche dont les parrains et marraines ont été : jean Laurent et Marie - Joseph Averty ; Jean Averty et Jeanne - Marie Hamery ; Joseph Minier et Reine Eono. Monsieur l'abbé Poirier, aumônier des Frères de Ploërmel, a donné, avant la bénédiction de la cloche, une instruction qui a beaucoup touché les fidèles accourus des paroisses voisines » Signé : Pourchaud, curé - doyen, Lohier, recteur.

 

On bénit en même temps une nouvelle statue de Se Catherine, l'actuelle : payée par les habitants d'Augan, elle a coûté 195 francs Une relique de Se Catherine fut placée sur l'autel obtenue par le Père Brichet, procureur du séminaire français de Rome.

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La cloche de 30 kg vient de chez les frères de Ploërmel et a coûté 45 francs. Ses parrains et marraines sont : Jean Laurent et Marie - Joseph Averty ; Jean Averty et Jeanne - Marie Hamery ; Joseph Minier et Reine Eono.

Deux autres statues : La statue de ND de Lourdes, elle a été ramenée de Lourdes en septembre 1987 par un groupe de pèlerins. Elle a pris place sur un socle jadis occupé par une statue de Se Anne qui fut trouvée broyée à terre le jour de la fête de Ste Catherine en 1980. Se Germaine, la bergère de Pibrac : elle provient de l'ancienne chapelle. Sur le mur de la nef, un cadre « Ecce Homo ».

La relique de Se Catherine - un doigt de la main - a été volée au début du 20e siècle par des malfaiteurs. On lit, dans un « Echo d'Augan » de 1925 que Se Catherine est toujours en grande vénération à Augan et aux environs. Et qu'il ne se passe pas de dimanche sans qu'il y ait des pèlerins ».

La fontaine étant située au milieu d'un champ à environ 100 m., il fut décidé d'en bâtir une autre tout près de la chapelle. De même, la croix ayant été démolie, une nouvelle croix provenant d'une tombe l'a remplacée.

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Table de communion

1928 : une table de communion est placée dans la chapelle Se Catherine. Elle est l'oeuvre de Julien Eono du Binio qui, d'accord avec sa femme Marie Joseph Abraham, l'a gracieusement offerte à la chapelle

Dans une lettre à ce sujet, M. et Mme Eono « remercient Mr Raoul du Boisbaudry qui a donné une part de bois »

 

Travaux : murs, voûte, clocher

 

  1. 1935. « Grosses réparations à cette chapelle. Bien que relativement neuve, elle menaçait ruine. Les murs s'écartaient sous le poids de la couverture et le clocher en bois, dont les soutiens étaient pourris allait tomber. Le clocher a été refait en entier mais, cette fois, en ciment. Pour arrêter l'écartement des murs, il a été nécessaire de les relier par des tirants. Un petit clocheton en ciment s'élève. En plus, la voûte et les murs intérieurs avaient besoin de quelques raccords. Ils ont été faits. Tout ce travail a été exécuté par Mr Ménager, entrepreneur à Ploërmel. Les frais de ce travail se sont élevés à 4 671 f. 25. C'est bien cher» (Bouet)

 

Cloche 1948

 

« La cloche de la chapelle se Catherine a été brisée par les allemands pendant leur séjour à Augan. Elle pesait 20 kilos. Je l'ai fait remplacer par une plus forte de 30 kilos. La maison Cornille-Havard me l'a livrée au prix de 9 521 f. tous frais compris. Le 14 novembre, en présence d'une assistance assez nombreuse, malgré le très mauvais temps. Mr le chanoine Cotto, curé de Guer, l'a bénite après avoir adressé aux assistants une allocution de circonstance leur indiquant le langage de la cloche et leur demandant de bien répondre toujours à son appel. Elle a nom Se Catherine et a pour marraine Mme André de la Fonchais et pour parrain le R.P. Pierre Hamery, missionnaire à Haïti. Eugène Grossin avec le couvreur Jh Dolo se sont chargés de la mettre en place où, maintenant, elle peut sonner à toute volée » (Bouet)

 

(Extrait du travail de recherches du Père Brageul réédition 2010)

Avec nos remerciements à la paroisse pour cette autorisation

 

 

Monuments

Les croix

CROIX EXISTANTES en 2006

La Typologie

 

1- Beaucoup de croix d'Augan sont des croix « Palis » : croix latines monolithes, taillées dans des dalles de schiste, soit directement plantées dans le sol, soit fixées sur un soubassement.

2- Les croix pattées : latines ou grecques, les extrémités sont élargies plus ou moins fortement

3- Les croix à traverse courte : la longueur des bras est courte, on a sans doute tenu compte de la pierre d'origine. Peut-être a-t-on taillé des menhirs ou des petits bétyles.

4- Les croix trilobées ou tréflées: le sommet est formé de trois lobes à la place des trois branches

5- Les croix maltées : issues de l'imbrication de la croix latine ou grecque et de la croix de Malte.

6- Les croix à fût octogonal : le fût a huit côtés

7- Les croix historiées : elles représentent le Christ en relief. Elles peuvent être simples avec ou sans titulus, ou doubles avec le Christ, Marie et st Jean d'un côté et un autre personnage de l'autre ; ou encore à fronton avec un panneau coiffé d'une sorte de dais en fronton

 

            L'iconographie

Le schiste ne permet pas bien la sculpture. On en rencontre donc peu. Par contre le granit s'y prête bien.

C'est alors la plupart du temps le Christ qui est représenté, avec ou sans couronne, couvert du périzonium court.

On trouve souvent la présence de cinq petits trous seuls ou à l'intérieur d'une autre croix gravée sur la pierre. Ces cinq trous rappellent les cinq plaies du Christ. Une croix en creux est souvent gravée sur la croix elle-même.

Le mot INRI signifie : Jésus de Nazareth Roi des juifs

Le trigramme IHS veut dire en latin : Jesus Hominum Salvator, en français : Jésus, sauveur des hommes

            Les dates

Certaines croix sont datées mais c'est difficile pour bien d'autres. On s'accorde à dater beaucoup de croix pattées grecques entre 1150 et 1250 ; croix pattées latines : entre 1250 et 1400 et 1750 à 1800; croix à traverse courte entre 1300 et 1400 ; croix historiées entre 1350 et 1650 ; croix trilobées : entre 1500 et 1600 ; croix à fût octogonal : entre 1550 et 1650 ; croix maltées : entre 1550 et 1700 ; croix simples : entre 1700 et 1900

Leur raison d'être

Malheureusement, dans la plupart des cas,  on ne sait pratiquement pas pourquoi ni par qui ces croix ont été placées là. Nos anciens n'écrivaient pas ou alors les documents ont disparu.  Parfois sans doute le village était-il content d'ériger une croix au milieu du village, d'autres à la croisée des chemins... Peut-être a-t-on voulu marquer des évènements : une mort à cet endroit, un accident qui s'est bien terminé... Telle personne ou famille, par dévotion, reconnaissance etc. a pu ériger une croix sur son domaine, près de sa maison ... A la fin des missions, on plantait souvent une croix autour du bourg. N'oublions pas que les missionnaires ont souvent poussé les gens et le clergé local encourageait aussi. Un peu d'émulation entre village pouvait aussi arranger les affaires.

                 N.B. : Les dimensions sont données en cm habituellement

               Croix : hauteur du fût, largeur des bras, épais    Socle : longueur, largeur, hauteur

 

1- BOSSARDAIE     Juste avant le village, à l'intersection des routes, sur un talus, ancienne croix de

cimetière (couronne d'épine) en granit récemment plantée là. 215×50. Socle en maçonnerie, pierres de taille, de 100x100x70.  On peut considérer qu'elle remplace celle du Tremble  disparue.

bossardais

2- BRAMBROC Edifiée vers 1950 par les habitants en remplacement d'une plus ancienne détériorée.

Située sur le talus, à l'angle du croisement des routes à l'entrée de Brambroc. Dans le tronc, une niche avec la statue en bois de St Jean - Baptiste (25cm) en l'honneur du Père Jean Roussel, missionnaire originaire du lieu. Croix en ciment érigée vers 1950 : 115x65x8  Socle en maçonnerie : 120x80x60

brambroc

3- BREHAUT

Erigée sur la hauteur, à l'intersection de la route d'Augan à Caro et du Binio, elle remplace une croix en bois, oeuvre de Julien Eono, habitant du Binio, placée le 22 mai 1927(1). Croix monolithe en granit : 260×50. Socle en maçonnerie : 80x80x80. Devant, une pierre : « Saint Nicolas Le Binio ». Voir avec la chapelle du Binio.

 brehaut

4- CALVAIRE : (privé)      

Le premier, érigé en 1892 sur le terrain de Mme de Foucault, née du Boisbaudry. Il fut payé par

les habitants. En 1951, la tempête abat la croix. On peut lire sur le fût sous forme de guirlande en

relief : « Christus, vincit, Christus regnat, Christus imperat » (Que le Christ soit vainqueur, qu'il

règne, qu'il commande ». Sur le socle : « La charité l'a édifié » et « O crux ave, spes unica »

(Salut, ô croix, notre unique espoir) (2)

calvaire

5- CHAPELLE de GERGUY       

A l'entrée du terrain de la chapelle. Croix monolithe en schiste : 120x70x5. Socle en maçonnerie :

100x100x45   Erigée en 2003. (Une autre  croix monolithe git au fond de la chapelle)

gerguy

6- CHAPELLE du BINIO 

Située juste devant la chapelle, monolithe en schiste : 115x75x10 avec une croix grecque gravée et

trois petits trous. Socle  en maçonnerie : 120x105x60

binio

7- CHAPELLE Se ANNE  

Juste en face de la chapelle. Monolithe en schiste avec croix gravée et cinq trous à l'intersection des bras et du fût de chaque côté : 180x62x10 Socle en pierres de taille en granit : 130x90x40

 steanne

8- CHAPELLE Se CATHERINE

Devant l'entrée principale de la chapelle. Ancienne croix de cimetière. Monolithe en granit : fût

rond de 15cm de diamètre avec du lierre en relief. Ancienne croix de cimetière. Croix : 150 fût

rond : diamètre15  Socle en granit : 115×50

ste catherine croi

9- CHAPELLE de St MALO        

Auprès de la chapelle. Monobloc en ciment moulé avec date : 1944 : 175x65x11. Socle en maçonnerie : 115x100x70.

stmalo

10- CIMETIERE    

Ce calvaire  date du 16e s et a été transféré de l'ancien cimetière. Ce calvaire est classé par les

Beaux  Arts. En 1927. Il comprend un socle mouluré, un fût octogonal aux chanfreins décorés de

rinceaux en grande partie disparus se terminant par une torsade surmontée d'une demie sphère sur

laquelle se dresse la croix proprement dite. Cette croix ajourée présente d'un côté un Christ

surmonté du titulus entre la Vierge et St Jean. Au revers, on croit distinguer sans doute St Yves.

            Hauteur : 3,025 m. largeur 0,40 m.

 cimetiere

11- CORVAISIER

A l'intersection de la route Croix Coué/Le Pourcaud et La Ville ès Pelé. Croix trilobée, Monobloc

en schiste avec croix gravée et cinq petits trous en creux de chaque côté à l'intersection des bras et

du tronc :200x80x10. Enfoncée directement dans le sol.

corvaisier

12- COUDRAIE

Sous un chêne dans un petit enclos, après le gros rocher à droite en allant vers l'allée couverte. Monolithe brisé et couché en schiste : 140x65x3. Elle est posée à côté de son socle en maçonnerie surmonté d'une belle pierre évidée pour recevoir la croix.

coudraie

13- COUE                

A l'entrée du village. Croix historiée en granit, avec fût et bras octogonaux. Un Christ en relief

avec INRI (effacé par le temps)et trois petits trous. Très ancienne, 16e siècle sans doute,78cm.

Socle en maçonnerie.

 coue

14- CRECHAIE ou PEUZERAIE

A l'intersection  d'un chemin partant de la Tonsaie vers l'étang et d'un ancien chemin allant de la

Créchaie à l'étang. Bénite en 1929, oeuvre de Pierre Duchêne de la Ville Saloux. Croix en bois

avec niche abritant une statue en plâtre de la Vierge Marie (25cm) dans le tronc. Croix en bois très

délabrée : 160×115  Socle en maçonnerie : 80x80x70

crechaie

15- EGLISE 

Sur la place près de la chaufferie de l'église. Cette croix était le monument aux morts et aurait été

auparavant au château de Landérieux qui en fit don pour le monument.. Elle a été déplacée pour

édifier l'actuel monument aux morts. Elle porte l'inscription : « Aux enfants d'Augan morts pour

la France 1914 - 1918 » Monolithe en granit : 180×80 Socle en maçonnerie : 47x45x60

eglise

16- HARDOUIN (ex croix Macé ?)

Au pignon de la maison, à l'angle formant le départ de la route de la Créchais. Monolithe de forme carrée en schiste avec 5 trous à l'intersection des bras et du fût : 52 x 38 15  Socle en ciment : 58x54x28. Autrefois, elle était au pied d'un chêne en haut d'une prairie entre le Hardoin et la Tonsais. La famille Vérité a eu la bonne idée de la placer à ce nouvel endroit.

hardouin

17- LAITOUZE       

Sur le bord de la route Augan - Campénéac, à l'entrée du château de Beaurepaire. La plus belle du

pays avec celle du cimetière. Très ancienne, elle remonterait aux Templiers, c'est-à-dire au 12 ou

13e siècle. Monolithe en schiste.   Elle porte cette inscription (ajoutée) : «1914 Aime Dieu et va

ton chemin 1918 ». Sur chaque bras, une croix gravée  en relief. Croix : 185×90 Socle moderne

ajouté : 120x90x110

 laitouze

 

18- LANDERIEUX (privée)

Sur la hauteur, à droite à l'entrée basse du château. Signalée en granit en 1929, elle aurait été donnée pour servir de monument aux morts et serait devenue la croix de l'église. Il ne restait que le soubassement : un bloc de granit équarri et creusé (75×75) où les propriétaires, M. et Mme de Pampelonne, ont planté, en 2003, une nouvelle croix toute simple et unie en bois exotique peint : 155x100x15

 landerieux

19- LEMO (privée)

Auprès de la digue de l'étang de Lemo. Grande croix monolithe en granite, octogonale avec soubassement en maçonnerie. Bon état. Elle aurait été érigée à l'occasion d'une noyade d'un minotier. 180x70x22  Socle en blocs de pierre 95x95x140

 lemo

20- METAIRIE NEUVE ou HARDA      

A mi - chemin sur le bord d'un champ (ancien chemin disparu) entre La Ville Cadio et la Métairie

Neuve, elle a été déplacée pour les besoins de la culture et bien consolidée par H. Hamery et

G.Guérin le 3 mai 1979 comme ils l'ont signalé sur le ciment. A l'intersection des bras et du tronc,

une croix grecque gravée en creux avec, en dessus et en dessous, cinq petits points creusés en

forme de croix grecque. Monolithe en schiste : 215x95x8   Socle en maçonnerie au ras du sol.

metairieneuve

21- PONT RAMEL 

Sur la route, à mi - chemin entre Augan et la Ville Jagu, à l'intersection d'anciens chemins.

Monolithe en schiste (bien fendu et consolidé) : 150x100x8  Socle en maçonnerie : 120x90x45

 ptramel

22- TABARIN         

Croix palis plantée directement dans le sol. Située dans le haut du bois des  Tabarins, entre le Clos

Chérel et la Créchais. Monolithe en schiste :170x125x7 avec croix et 5 petits trous  gravés à

l'intersection du fût et des bras, de chaque côté.  La légende dit qu'autrefois, les fées et les sorciers

venaient danser autour et que c'était le rendez-vous de beaucoup de gens qui accouraient de

partout, même de Nantes.

tabarin

 

23- TOULANS        

Dans le haut du village, en bordure de route, devant une maison. Inscription : Julien Ramel.

Monolithe en schiste : 130×57

toulans

24- TOURAILLE    

Sur la route d'Augan à Ploërmel, à droite, dans le bois de la Touraille. Erigée par le marquis de

Bellevue en souvenir de Mme la marquise de Bellevue décédée subitement en décembre 1920

dans les landes à proximité de cette croix.  Inscription sur la croix : « Sit salutanti salus » (Qu'elle

soit le salut pour celui qui la salue) 29 sept. 1920.    Sur le socle, autre inscription :

Vous qui souffrez, ce Dieu guérira vos souffrances

Vous qui peinez, ce Dieu protègera vos pas

Vous qui pleurez, ce Dieu vous parle d'espérance

Pour vous pécheurs, ce Dieu tend ouverts ses deux bras

Monobloc en granit : 165×80  Socle : 100x55x110 A l'arrière, l'écusson de la famille.

touraille

25- TRIEUX

En bas du village, à l'intersection de la route Trieux/Gélard et le chemin des Aubiers. Assez usée.

Monolithe en schiste à traverse courte : 102x60x6. Plantée dans le sol.

 

 trieux

 

26- VAUX

Croix latine, au milieu du village, devant une maison, sur le talus à l'entrée droite d'un chemin montant. Monolithe en schiste dont un bras et le sommet sont cassés. Inscription « Justin  COE» sur les bras de la croix et 1783 sur le bas du fût. Plantée dans le sol : 110x60x5

vaux

27- VIGNE (La)      

Deux croix posées contre le mur d'un petit bâtiment en bordure de route dans le village. Sans

doute ont -elles été déplacées au moment du remembrement et placées là en attendant mieux.

L'une, monolithe en schiste : 110x70x7. L'autre monolithe en schiste : 90x75x8 avec croix gravée

en creux à l'intersection des bras et du tronc.

vigne

28- VILLAGE DE GERGUY       

Au centre du village, en bordure de route. Erigée en juin 1929. Monolithe en granit : 155×80 

Socle en maçonnerie : 85x70x100

 village gerguy

29- VILLE FIEF     

En haut du village vers la Ville Cadio, en bordure de route à droite sur le talus. Monolithe, planté

en terre,  en schiste avec croix en creux sur le fût. 90x70x12

villefief

30- VILLE GUEHO ou VAL

            En dessous de la Ville Guého, sur le bord d'un ancien chemin allant du bourg au Binio en passant

par le Val Bily. Croix de 2,50 m x 0,80 aux bras et 0,50 par ailleurs, 0,10 d'épaisseur, monolithe en schiste, un bras cassé et le fût fendu. Pas de socle. Malheureusement tombée pour le moment, elle devrait être remise en état et redressée sous peu par des bénévoles.

villegueho

31- VILLE JAGU   

A l'entrée du village en venant d'Augan, à droite en bordure de route, sur le talus. Curieuse

croix érigée en 1910 par Mr le chanoine de la Fonchais, en remplacement d'une croix du 18e s. Elle a la particularité d'être cerclée de 7 bandes de fer portant 6 gros clous (un a disparu en raison de la rouille) Monobloc en schiste : 155×90, tronc et bras carrés: 23cm Elle est enfoncée dans le sol.

 villejagu

32- VILLE MENO  

Dans le village, en bordure de route. Monolithe en schiste : 145x95x9

 villemeno

33- VILLE VOISIN ou ROUFFLE          

Sur un talus du bois de la Ville Voisin, face à l'intersection de la route Augan/Caro et la Ville

Saloux. Monolithe en granit : 160x70x20. Comme une grande hostie creusée à l'intersection des

bras et du fût.   Socle en maçonnerie : 90x60x85

villevoisin

 

(Extrait du travail de recherches du Père Brageul réédition 2010)

Avec nos remerciements à la paroisse pour cette autorisation