Les croix

CROIX EXISTANTES en 2006

La Typologie

 

1- Beaucoup de croix d’Augan sont des croix « Palis » : croix latines monolithes, taillées dans des dalles de schiste, soit directement plantées dans le sol, soit fixées sur un soubassement.

2- Les croix pattées : latines ou grecques, les extrémités sont élargies plus ou moins fortement

3- Les croix à traverse courte : la longueur des bras est courte, on a sans doute tenu compte de la pierre d’origine. Peut-être a-t-on taillé des menhirs ou des petits bétyles.

4- Les croix trilobées ou tréflées: le sommet est formé de trois lobes à la place des trois branches

5- Les croix maltées : issues de l’imbrication de la croix latine ou grecque et de la croix de Malte.

6- Les croix à fût octogonal : le fût a huit côtés

7- Les croix historiées : elles représentent le Christ en relief. Elles peuvent être simples avec ou sans titulus, ou doubles avec le Christ, Marie et st Jean d’un côté et un autre personnage de l’autre ; ou encore à fronton avec un panneau coiffé d’une sorte de dais en fronton

 

            L’iconographie

Le schiste ne permet pas bien la sculpture. On en rencontre donc peu. Par contre le granit s’y prête bien.

C’est alors la plupart du temps le Christ qui est représenté, avec ou sans couronne, couvert du périzonium court.

On trouve souvent la présence de cinq petits trous seuls ou à l’intérieur d’une autre croix gravée sur la pierre. Ces cinq trous rappellent les cinq plaies du Christ. Une croix en creux est souvent gravée sur la croix elle-même.

Le mot INRI signifie : Jésus de Nazareth Roi des juifs

Le trigramme IHS veut dire en latin : Jesus Hominum Salvator, en français : Jésus, sauveur des hommes

            Les dates

Certaines croix sont datées mais c’est difficile pour bien d’autres. On s’accorde à dater beaucoup de croix pattées grecques entre 1150 et 1250 ; croix pattées latines : entre 1250 et 1400 et 1750 à 1800; croix à traverse courte entre 1300 et 1400 ; croix historiées entre 1350 et 1650 ; croix trilobées : entre 1500 et 1600 ; croix à fût octogonal : entre 1550 et 1650 ; croix maltées : entre 1550 et 1700 ; croix simples : entre 1700 et 1900

Leur raison d’être

Malheureusement, dans la plupart des cas,  on ne sait pratiquement pas pourquoi ni par qui ces croix ont été placées là. Nos anciens n’écrivaient pas ou alors les documents ont disparu.  Parfois sans doute le village était-il content d’ériger une croix au milieu du village, d’autres à la croisée des chemins… Peut-être a-t-on voulu marquer des évènements : une mort à cet endroit, un accident qui s’est bien terminé… Telle personne ou famille, par dévotion, reconnaissance etc. a pu ériger une croix sur son domaine, près de sa maison … A la fin des missions, on plantait souvent une croix autour du bourg. N’oublions pas que les missionnaires ont souvent poussé les gens et le clergé local encourageait aussi. Un peu d’émulation entre village pouvait aussi arranger les affaires.

                 N.B. : Les dimensions sont données en cm habituellement

               Croix : hauteur du fût, largeur des bras, épais    Socle : longueur, largeur, hauteur

 

1- BOSSARDAIE     Juste avant le village, à l’intersection des routes, sur un talus, ancienne croix de

cimetière (couronne d’épine) en granit récemment plantée là. 215×50. Socle en maçonnerie, pierres de taille, de 100x100x70.  On peut considérer qu’elle remplace celle du Tremble  disparue.

bossardais

2- BRAMBROC Edifiée vers 1950 par les habitants en remplacement d’une plus ancienne détériorée.

Située sur le talus, à l’angle du croisement des routes à l’entrée de Brambroc. Dans le tronc, une niche avec la statue en bois de St Jean – Baptiste (25cm) en l’honneur du Père Jean Roussel, missionnaire originaire du lieu. Croix en ciment érigée vers 1950 : 115x65x8  Socle en maçonnerie : 120x80x60

brambroc

3- BREHAUT

Erigée sur la hauteur, à l’intersection de la route d’Augan à Caro et du Binio, elle remplace une croix en bois, œuvre de Julien Eono, habitant du Binio, placée le 22 mai 1927(1). Croix monolithe en granit : 260×50. Socle en maçonnerie : 80x80x80. Devant, une pierre : « Saint Nicolas Le Binio ». Voir avec la chapelle du Binio.

 brehaut

4- CALVAIRE : (privé)      

Le premier, érigé en 1892 sur le terrain de Mme de Foucault, née du Boisbaudry. Il fut payé par

les habitants. En 1951, la tempête abat la croix. On peut lire sur le fût sous forme de guirlande en

relief : « Christus, vincit, Christus regnat, Christus imperat » (Que le Christ soit vainqueur, qu’il

règne, qu’il commande ». Sur le socle : « La charité l’a édifié » et « O crux ave, spes unica »

(Salut, ô croix, notre unique espoir) (2)

calvaire

5- CHAPELLE de GERGUY       

A l’entrée du terrain de la chapelle. Croix monolithe en schiste : 120x70x5. Socle en maçonnerie :

100x100x45   Erigée en 2003. (Une autre  croix monolithe git au fond de la chapelle)

gerguy

6- CHAPELLE du BINIO 

Située juste devant la chapelle, monolithe en schiste : 115x75x10 avec une croix grecque gravée et

trois petits trous. Socle  en maçonnerie : 120x105x60

binio

7- CHAPELLE Se ANNE  

Juste en face de la chapelle. Monolithe en schiste avec croix gravée et cinq trous à l’intersection des bras et du fût de chaque côté : 180x62x10 Socle en pierres de taille en granit : 130x90x40

 steanne

8- CHAPELLE Se CATHERINE

Devant l’entrée principale de la chapelle. Ancienne croix de cimetière. Monolithe en granit : fût

rond de 15cm de diamètre avec du lierre en relief. Ancienne croix de cimetière. Croix : 150 fût

rond : diamètre15  Socle en granit : 115×50

ste catherine croi

9- CHAPELLE de St MALO        

Auprès de la chapelle. Monobloc en ciment moulé avec date : 1944 : 175x65x11. Socle en maçonnerie : 115x100x70.

stmalo

10- CIMETIERE    

Ce calvaire  date du 16e s et a été transféré de l’ancien cimetière. Ce calvaire est classé par les

Beaux  Arts. En 1927. Il comprend un socle mouluré, un fût octogonal aux chanfreins décorés de

rinceaux en grande partie disparus se terminant par une torsade surmontée d’une demie sphère sur

laquelle se dresse la croix proprement dite. Cette croix ajourée présente d’un côté un Christ

surmonté du titulus entre la Vierge et St Jean. Au revers, on croit distinguer sans doute St Yves.

            Hauteur : 3,025 m. largeur 0,40 m.

 cimetiere

11- CORVAISIER

A l’intersection de la route Croix Coué/Le Pourcaud et La Ville ès Pelé. Croix trilobée, Monobloc

en schiste avec croix gravée et cinq petits trous en creux de chaque côté à l’intersection des bras et

du tronc :200x80x10. Enfoncée directement dans le sol.

corvaisier

12- COUDRAIE

Sous un chêne dans un petit enclos, après le gros rocher à droite en allant vers l’allée couverte. Monolithe brisé et couché en schiste : 140x65x3. Elle est posée à côté de son socle en maçonnerie surmonté d’une belle pierre évidée pour recevoir la croix.

coudraie

13- COUE                

A l’entrée du village. Croix historiée en granit, avec fût et bras octogonaux. Un Christ en relief

avec INRI (effacé par le temps)et trois petits trous. Très ancienne, 16e siècle sans doute,78cm.

Socle en maçonnerie.

 coue

14- CRECHAIE ou PEUZERAIE

A l’intersection  d’un chemin partant de la Tonsaie vers l’étang et d’un ancien chemin allant de la

Créchaie à l’étang. Bénite en 1929, œuvre de Pierre Duchêne de la Ville Saloux. Croix en bois

avec niche abritant une statue en plâtre de la Vierge Marie (25cm) dans le tronc. Croix en bois très

délabrée : 160×115  Socle en maçonnerie : 80x80x70

crechaie

15- EGLISE 

Sur la place près de la chaufferie de l’église. Cette croix était le monument aux morts et aurait été

auparavant au château de Landérieux qui en fit don pour le monument.. Elle a été déplacée pour

édifier l’actuel monument aux morts. Elle porte l’inscription : « Aux enfants d’Augan morts pour

la France 1914 – 1918 » Monolithe en granit : 180×80 Socle en maçonnerie : 47x45x60

eglise

16- HARDOUIN (ex croix Macé ?)

Au pignon de la maison, à l’angle formant le départ de la route de la Créchais. Monolithe de forme carrée en schiste avec 5 trous à l’intersection des bras et du fût : 52 x 38 15  Socle en ciment : 58x54x28. Autrefois, elle était au pied d’un chêne en haut d’une prairie entre le Hardoin et la Tonsais. La famille Vérité a eu la bonne idée de la placer à ce nouvel endroit.

hardouin

17- LAITOUZE       

Sur le bord de la route Augan – Campénéac, à l’entrée du château de Beaurepaire. La plus belle du

pays avec celle du cimetière. Très ancienne, elle remonterait aux Templiers, c’est-à-dire au 12 ou

13e siècle. Monolithe en schiste.   Elle porte cette inscription (ajoutée) : «1914 Aime Dieu et va

ton chemin 1918 ». Sur chaque bras, une croix gravée  en relief. Croix : 185×90 Socle moderne

ajouté : 120x90x110

 laitouze

 

18- LANDERIEUX (privée)

Sur la hauteur, à droite à l’entrée basse du château. Signalée en granit en 1929, elle aurait été donnée pour servir de monument aux morts et serait devenue la croix de l’église. Il ne restait que le soubassement : un bloc de granit équarri et creusé (75×75) où les propriétaires, M. et Mme de Pampelonne, ont planté, en 2003, une nouvelle croix toute simple et unie en bois exotique peint : 155x100x15

 landerieux

19- LEMO (privée)

Auprès de la digue de l’étang de Lemo. Grande croix monolithe en granite, octogonale avec soubassement en maçonnerie. Bon état. Elle aurait été érigée à l’occasion d’une noyade d’un minotier. 180x70x22  Socle en blocs de pierre 95x95x140

 lemo

20- METAIRIE NEUVE ou HARDA      

A mi – chemin sur le bord d’un champ (ancien chemin disparu) entre La Ville Cadio et la Métairie

Neuve, elle a été déplacée pour les besoins de la culture et bien consolidée par H. Hamery et

G.Guérin le 3 mai 1979 comme ils l’ont signalé sur le ciment. A l’intersection des bras et du tronc,

une croix grecque gravée en creux avec, en dessus et en dessous, cinq petits points creusés en

forme de croix grecque. Monolithe en schiste : 215x95x8   Socle en maçonnerie au ras du sol.

metairieneuve

21- PONT RAMEL 

Sur la route, à mi – chemin entre Augan et la Ville Jagu, à l’intersection d’anciens chemins.

Monolithe en schiste (bien fendu et consolidé) : 150x100x8  Socle en maçonnerie : 120x90x45

 ptramel

22- TABARIN         

Croix palis plantée directement dans le sol. Située dans le haut du bois des  Tabarins, entre le Clos

Chérel et la Créchais. Monolithe en schiste :170x125x7 avec croix et 5 petits trous  gravés à

l’intersection du fût et des bras, de chaque côté.  La légende dit qu’autrefois, les fées et les sorciers

venaient danser autour et que c’était le rendez-vous de beaucoup de gens qui accouraient de

partout, même de Nantes.

tabarin

 

23- TOULANS        

Dans le haut du village, en bordure de route, devant une maison. Inscription : Julien Ramel.

Monolithe en schiste : 130×57

toulans

24- TOURAILLE    

Sur la route d’Augan à Ploërmel, à droite, dans le bois de la Touraille. Erigée par le marquis de

Bellevue en souvenir de Mme la marquise de Bellevue décédée subitement en décembre 1920

dans les landes à proximité de cette croix.  Inscription sur la croix : « Sit salutanti salus » (Qu’elle

soit le salut pour celui qui la salue) 29 sept. 1920.    Sur le socle, autre inscription :

Vous qui souffrez, ce Dieu guérira vos souffrances

Vous qui peinez, ce Dieu protègera vos pas

Vous qui pleurez, ce Dieu vous parle d’espérance

Pour vous pécheurs, ce Dieu tend ouverts ses deux bras

Monobloc en granit : 165×80  Socle : 100x55x110 A l’arrière, l’écusson de la famille.

touraille

25- TRIEUX

En bas du village, à l’intersection de la route Trieux/Gélard et le chemin des Aubiers. Assez usée.

Monolithe en schiste à traverse courte : 102x60x6. Plantée dans le sol.

 

 trieux 

 

26- VAUX

Croix latine, au milieu du village, devant une maison, sur le talus à l’entrée droite d’un chemin montant. Monolithe en schiste dont un bras et le sommet sont cassés. Inscription « Justin  COE» sur les bras de la croix et 1783 sur le bas du fût. Plantée dans le sol : 110x60x5

vaux

27- VIGNE (La)      

Deux croix posées contre le mur d’un petit bâtiment en bordure de route dans le village. Sans

doute ont –elles été déplacées au moment du remembrement et placées là en attendant mieux.

L’une, monolithe en schiste : 110x70x7. L’autre monolithe en schiste : 90x75x8 avec croix gravée

en creux à l’intersection des bras et du tronc.

vigne

28- VILLAGE DE GERGUY       

Au centre du village, en bordure de route. Erigée en juin 1929. Monolithe en granit : 155×80 

Socle en maçonnerie : 85x70x100

 village gerguy 

29- VILLE FIEF     

En haut du village vers la Ville Cadio, en bordure de route à droite sur le talus. Monolithe, planté

en terre,  en schiste avec croix en creux sur le fût. 90x70x12

villefief

30- VILLE GUEHO ou VAL

            En dessous de la Ville Guého, sur le bord d’un ancien chemin allant du bourg au Binio en passant

par le Val Bily. Croix de 2,50 m x 0,80 aux bras et 0,50 par ailleurs, 0,10 d’épaisseur, monolithe en schiste, un bras cassé et le fût fendu. Pas de socle. Malheureusement tombée pour le moment, elle devrait être remise en état et redressée sous peu par des bénévoles.

villegueho

31- VILLE JAGU   

A l’entrée du village en venant d’Augan, à droite en bordure de route, sur le talus. Curieuse

croix érigée en 1910 par Mr le chanoine de la Fonchais, en remplacement d’une croix du 18e s. Elle a la particularité d’être cerclée de 7 bandes de fer portant 6 gros clous (un a disparu en raison de la rouille) Monobloc en schiste : 155×90, tronc et bras carrés: 23cm Elle est enfoncée dans le sol.

 villejagu

32- VILLE MENO  

Dans le village, en bordure de route. Monolithe en schiste : 145x95x9

 villemeno

33- VILLE VOISIN ou ROUFFLE          

Sur un talus du bois de la Ville Voisin, face à l’intersection de la route Augan/Caro et la Ville

Saloux. Monolithe en granit : 160x70x20. Comme une grande hostie creusée à l’intersection des

bras et du fût.   Socle en maçonnerie : 90x60x85

villevoisin

 

(Extrait du travail de recherches du Père Brageul réédition 2010)

Avec nos remerciements à la paroisse pour cette autorisation

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